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blog perso d'un jeune gay à paris Mars 2005 |
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La pensée du moment |
David Lynch (in Libération,
23
mars 1996)
On voudrait rester beau / Mais l'ennui nous abîme
Florent Marchet, Tous pareils
Je suis profondément superficiel.
Andy Warhol
(à visiter: Andy Warhol - l'oeuvre
ultime, exposition du 28 janvier au 8 mai 2005 au Musée d'art
contemporain de Lyon)
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| JBO's
project, mon site sur le web
http://jbo.project.free.fr Pourquoi Prince de rien? Archives index février 2005 janvier 2005 décembre 2004 novembre 2004 octobre 2004 septembre 2004 août 2004 juillet 2004 juin 2004 Coups de coeur Robert en concert à la fnac de Lyon Mylène Farmer, rouge et fragile Promenade des lions à Lyon Pink tv Vincent Delerm Robert en concert au Divan du monde |
Mercredi 30 mars 2005 - Trilogie 1 : Moi et
dieu
(Trilogie, une saga en 3 épisodes et 1 épilogue) En somme c'est ça:Je crois en Dieu, mais je ne lui fais pas confiance... et je ne l'aime pas, de la même façon qu'il ne m'aime pas... [additif du 16 avril 2005] Le club des catholiques, de Didier Super (clic droit > enregistrer la cible sous) Dépêche:
le pape est alimenté par sonde gastrique
Mardi 29 mars 2005 - Porno Graphique J'ouïs dire, derrière les fenêtres, que l'amour n'est rien. Et pourtant, j'ai longtemps rêvé, dans les rues de Londres, que tous ces combats ne soient pas vains. Avant que l'ombre m'efface, j'attends que l'on m'aime pour autre chose que mon Q.I. Ange, parle-moi encore. Peut-être toi, tu seras l'Autre. Alors délaisse la fuite, et redonne-moi l'envie de croire autrement que par ce fuck them all haineux. |
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Participez à notre grand concours: "un copain pour le prince de rien"! Lundi 28 mars 2005 - J'irai lui dire la pâle heure... Pollution de sons et de lumières, saturation urbaine incessante...
les lieux touristiques à Paris sont envahis par les foules physiquement
multiculturelles, mais éthologiquement toutes parfaitement identiques.
Je me suis moi-même vautré dans ces foules tout au long du
week-end, pixellisant le monde comme les gens éminemment pénibles
qui m'entouraient, espérant avoir sur les choses un regard "autre"
cependant... nous vivons une surproduction de réplication du réel
par le biais de multiples appareils photos ou vidéos très
(trop?) largement démocratisés. Est-ce que le souvenir a
tant besoin de preuve matérielle d'une réalité qui
n'est forcément pas matérialisable ni transportable? Je pense
au gaspillage, à la consommation infinie qu'engendre la reproduction
papier d'une vue soi-disant unique, mais pourtant immortalisée 100
fois la seconde par d'autres obsédés de la mise en boîte
de monuments et autres autoportraits à la Tour Eiffel... Flux continu
d'humanoïdes dressés pour photographier, bousculades ininterrompues,
banalisées au point de ne plus nécessiter la moindre excuse
à la personne bousculée... mais parfois, pourtant, un moment
de poésie vient illuminer cette honteuse parodie de bonheur. Un
garçon sis au bord de l'eau, esquissant au crayon l'écoulement
de la Seine, prenant son temps, respiration et contemplation...
Dimanche 27 mars 2005 - Protège-moi de mes désirs... Paupières baissées, visage grisJe me remémore ce soir, après une rude journée de tourisme familial, les paroles de mon voisin hier soir, me disant qu'il me trouve des airs de Brian Molko... J'accèpte le compliment avec force jubilation et honneur, bien que la remarque me paraisse parfaitement infondée... Samedi 26 mars 2005 - Un pas dans l'inconnu... En rentrant chez moi ce soir, j'ai franchi le seuil de la porte de mon
voisin, que j'ai croisé dans la cage d'escaliers. Hétéro
plutôt ouvert et sympa, privilégiant apparemment la communication
et la communion entre les membres d'un même étage... Je suis
tout à fait d'accord avec lui dans l'idée, mais je sais aussi
que je suis quelqu'un de solitaire, aux besoins d'indépendance disproportionnés,
comme tant d'autres dans notre société de loueurs de studios...
La pénétration tardive de ce nouveau lieu, si près
et jusque-là pourtant si loin de chez moi, m'ouvre donc peut-être
la porte à de nouveaux horizons communautaires. Cela peut certes
me faire du bien et apprendre à me (re)façonner un comportement
social, comme cela peut aussi me pourrir la vie si les choses s'avèrent
pesantes ou trop répétitives. Il se trouve que j'ai quand
même laissé s'entrouvrir ma porte ce soir. C'est un nouveau
pas vers l'autre, cet inconnu évoluant dans ce monde parallèle
que peut parfois être l'envers de la porte juxtaposée à
la notre... J'ai des souvenirs de résidences universitaires, plutôt
positifs dans leur ensemble, alors pourquoi pas... si l'on reste vigilant
et que la bride ne soit pas totalement relâchée...
Vendredi 25 mars 2005 - Scène de rue Dimanche 20 mars, 19h57 (environ), à l'approche du métro
Arts
et métiers. la jeune femme - Excusez-moi... pouvez-vous me dépanner d'une minute?Et voilà comment on se retrouve à donner un peu de son temps aux autres, même bien involontairement... Jeudi 24 mars 2005 - Rubik Space
Ce blog soutient l'action de Invader... actuellement: Rubik
space à la galerie Patricia Dorfmann
Mercredi 23 mars 2005 - Eloge de la lenteur... Tout homme pressé n'apprend rien. J'ai la prétention
de n'être pas pressé...
Lundi 21 mars 2005 - (r)Evolution élémentaire Des femmes passaient boulevard Saint-Germain, la fin d'après-midi était chaude et j'ai compris que je ne deviendrais jamais écrivain ; j'ai également compris que je m'en foutais. Mais alors quoi? Le sexe me coûtait déjà la moitié de mon salaire, il était incompréhensible qu'Anne ne se soit encore rendu compte de rien. J'aurais pu adhérer au Front national, mais à quoi bon manger de la choucroute avec des cons? De toute façon les femmes de droite n'existent pas, et elles baisent avec des parachutistes. Ce texte était une absurdité, je l'ai jeté dans la première poubelle venue. Il fallait que je garde mon positionnement "gauche humaniste", c'était ma seule chance de tirer, j'en avais la certitude intime.Notes prises le 5 janvier dernier, à la lecture d'un passage "difficile" des Particules élémentaires, de Michel Houellebecq: "Vous est-il déjà arrivé de détourner les yeux d'un texte, tant la violence des actes décrits vous horrifiait? [cela] semble étonnant, et c'est pourtant ce qui m'est arrivé [ce matin même dans le métro] à la lecture de certains passages des Particules élémentaires... C'est bien la première fois que j'arrive à de telles extrêmités devant [des mots]" Michel alluma une cigarette pour réfléchir. "C'est une drôle d'idée... dit-il entre ses dents. Une drôle d'idée de se reproduire, quand on n'aime pas la vie."J'espère me tromper... j'espère de tout mon coeur que ce livre que je tiens encore entre les mains aujourd'hui, sur lequel j'ai griffoné tout le génie que j'ai pu y trouver, j'espère vraiment qu'il ne deviendra pas pour les générations futures ce que le 1984 de George Orwell est devenu pour nous. J'espère profondément que l'on ne pourra jamais dire de ce texte: mais ce livre de fiction est devenu aujourd'hui notre réalité... Ayant rompu le lien filial qui nous rattachait à l'humanité, nous vivons. A l'estimation des hommes, nous vivons heureux ; il est vrai que nous avons su dépasser les puissances, insurmontables pour eux, de l'égoïsme, de la cruauté et de la colère ; nous vivons de toute façon une vie différente. La science et l'art existent toujours dans notre société ; mais la poursuite du Vrai et du Beau, moins stimulée par l'aiguillon de la vanité individuelle, a de fait acquis un caractère moins urgent. Aux humains de l'ancienne race, notre monde fait l'effet d'un paradis. Dimanche 20 mars 2005 - Le retour du Printemps... L'hiver s'éternisait un peu, et puis voilà que sans réelle
transition on se croirait en plein été. La nature est
changeante... l'homme est-il responsable du dérèglement
climatique et des extrêmes de saisons (très chaud, très
froid) que nous connaissons depuis déjà plusieurs années?
Toujours à l'affiche: Neverland
Samedi 19 mars 2005 - Interdit bancaire! C'est en faisant la réservation d'une place pour le concert de Mylène du 13 janvier prochain que j'ai découvert ce matin que j'étais "interdit bancaire"... tout ça à cause d'un misérable petit chèque de 28 euros qui n'avait pas été retiré jusqu'alors sur mon ancien compte, de la même banque où je suis actuellement je précise. Leur système est si simple qu'il faut en effet ouvrir un nouveau compte chèque dès lors que l'on change de région, sans possibilité de transférer l'ancien! Du coup, ayant oublié ce petit chèque (ayant été fait il y a plus de 6 mois...), mon ancien compte s'est retrouvé avec un débit de 28 euros... et mon @*!!@X?!/* de banquier n'a rien trouvé de mieux à faire que de refuser le chèque et me faire ficher par la Banque de France... interdit bancaire, je vous dis!! je suis écoeuré et humilié, ayant dû quémander de l'argent liquide à un ami pour tenir ce week-end... et ayant dû envoyer mes parents régler la somme de 58 euros (pour un chèque de 28 euros, je vois qu'on se sert bien au passage, Messieurs les banquiers!) dans mon ancienne agence de province... et tout ça pour avoir changé de région en restant dans la même banque, à laquelle je verse pourtant 6,10 € mensuel pour des services dont je n'ai pas besoin et dont je ne me sers pas. Mon compte parisien est donc rempli d'argent (MON argent!!), mais impossible de l'utiliser avant nouvel ordre, le temps que la levée de mon interdiction soit effective... Tout ça pour en venir à la conclusion que je déteste les banques et les banquiers, et tout particulièrement la Caisse d'épargne et Monsieur F. (pour ne pas les citer). PS: tout cela ne m'a bien sûr pas empêché
de faire, l'air de rien, un bon gros chèque à la billeterie
de la Fédération Nationale d'Achats des Cadres la plus proche,
histoire de ne pas rater l'une des dernières occasions de bénéficier
d'une belle petite place en gradins... ouf! sauvé! (je
retire donc mon annonce précédente, vous l'aurez compris!)
Vendredi 18 mars 2005 - Closure Auparavant*, une porte était souvent une invitation à
entrer dans un lieu pour le voyageur. Aujourd'hui, close et armée
de verrous, la porte paraît surtout une façon de se protéger
du dehors, semble comme un rempart dressé contre les assauts de
l'extérieur. L'ennemi est juste là derrière la porte,
alors surtout ne pas lui ouvrir... surtout ne plus s'ouvrir au monde!
Jeudi 17 mars 2005 - Impermanence II Comme les choses changent, et comme tout est éphémère...
Rien ne reste, tout court et fuit sans cesse... impermanent en permanence.
Mes amis et le temps Mardi 15 mars 2005 - Point commun? Jean Cocteau - Léonard DeVinci - Bertrand Delanoé - André Gide - Alexandre le Grand - Michel-Ange - Steevy Bouley - François Villon - Marcel Proust - Marc-Olivier Fogiel - James Dean - Louis II de Bavière - Etienne Daho - Francis Bacon - Hans Christian Andersen - Boy George - Michel Foucault - Jean-Paul Gaultier - Cary Grant - Henri IV de Castille - Edgar Hoover - Madame de Stael - Stéphane Bern - Socrate - Arthur Rimbaud - Sappho - Gus Van Sant - Virginia Woolf - Jean-Luc Romero - Marguerite Yourcenar - Pier Paolo Pasolini... [y'a plus qu'à voter... et à établir le
classement des 100 personnes les plus gay de tous les temps!!]
Lundi 14 mars 2005 - Elle, isolé(e)dans un corps presqu'il... Alors le prochain morceau est dédié à tous les garçons qui aiment les garçons, à toutes les filles qui aiment les filles, à toutes les filles qui aiment les garçons, à tous les garçons qui aiment les filles...Et même: à tous les garçons qui aiment les filles et les garçons, à toutes les filles qui aiment les garçons et les filles... Et puis même: à tous les garçons qui sont des filles, à toutes les filles qui sont des garçons, aux filles-garçons et aux garçons-filles!! ...merci de votre tolérance! Dimanche 13 mars 2005 - Key words Et si l'on s'amusait un peu pour -les plus attendus: "gay blog", "blog intime de garçon",
"blog perso gay", "gay jeune perso"
Nouveau sur "ebrain": comment obtenir un cerveau à bas prix! Samedi 12 mars 2005 - Dispersion Dans la rue, dans les bars, dans les soirs et les soirées, dans
les boîtes, dans les restaurants, au bar de la cantine de la BnF,
sur les trottoirs, dans le métro... il y a toujours quelqu'un pour
vous Info site: mise à jour des statistiques Jeudi 10 mars 2005 - Jh ch jh Petite annonce: j'échange mes 2 places en fosse pour le concert de Mylène Farmer "Avant que l'ombre" à Bercy (soir du vendredi 13 janvier 2006) contre une place en gradins (place à 132 euros) même soir. Je paye sans problème la différence de prix! contactez-moi vite! Sinon, venant d'apprendre avec une subtilité toute masculine
que la personne qui m'a laissé me compromettre ce week-end
ne voulait pas "s'engager" en ce moment... eh bien, le
concours "un copain pour le prince de rien" est donc toujours d'actualité,
sauf que vous ne bénéficierez peut-être pas de la place
de concert du 13 janvier si l'annonce que je passe ci-dessus fonctionne...
:)
Jeudi 10 mars 2005 - Just believe... De retour de Neverland hier soir, je retrouve mon chez moi, mausolée
urbain de 16 m². Seul, isolé, sans rêve, à penser
que tout doit recommencer demain: ADULTE, en d'autres mots... mais l'opposition
adulte / enfant n'est pas juste. Ou plutôt: les termes employés
ne sont pas justes... Sous "adulte", nous pouvons notamment trouver la
rationalisation, la résignation et la mort... Sous "enfant", l'imaginaire,
le rêve et l'espoir... mais n'importe quel enfant ou n'importe quel
adulte au sens propre du terme peut, s'il ne prend pas garde, demeurer
un adulte toute sa vie... même s'il est évident, de toute
façon, que ce monde sera toujours constitué d'une majorité
d'adultes pour établir les frontières et déclarer
les guerres. L'essentiel, peut-être, serait alors de maintenir un
nombre suffisant d'enfants dans le monde, ou du moins d'éviter leur
extinction définitive... alors croyons aux fées, qu'elles
soient clochettes ou folles tordues sur les chars de la gay pride, et tapons
dans nos mains... Je sais qu'il est difficile d'accéder au pays
de nulle part ou de trouver le monde qui n'existe pas... mais l'abandon
est sans doute la pire chose qu'il puisse arriver, bien plus atroce encore
que de Croire en demain, ou à cet ailleurs qui n'existe
pas...
Mardi 8 mars 2005 - Hypnose régressive J'ai peur de me souvenir de choses qui ne se sont pas passées...
Lundi 7 mars 2005 - Après que l'ombre... Je viens de voir Un amour à taire, ce soir sur France
2. Un téléfilm superbe qui jette la lumière sur la
tragique vérité de la déportation des homosexuels
au cours de la seconde guerre mondiale, jusque-là demeurée
dans l'ombre. Le scénario est subtil et réaliste, les personnages
crédibles, leur interprétation parfaite (ah, Jérémie
Rénier!), et l'Histoire apparemment respectée... dans toute
sa cruauté! l'inhumaine humanité dans toute son horreur et
sa barbarie... Les larmes du pauvre individu devant l'absurde collectivité
humaine m'ont submergé ce soir.
Lundi 7 mars 2005 - Aimer Tu Aimer tue dès la première secondeUne seconde de bonheur... un week-end intéressant auquel j'ai souvent repensé aujourd'hui. Une promenade photographique au cimetière, un excellent film au cinéma (Quand la mer monte, de l'atmosphérique et bucolique Yolande Moreau), et une très belle nuit qui s'ensuivit... était-ce le début de quelque chose? faut-il vaincre mes dernières peurs et tâcher de faire le maximum pour qu'il naisse quelque chose de cette nuit? faut-il aimer un peu moins Je? Aimer Tu dès la première seconde / Et mes nuits déjà... Dimanche 6 mars 2005 - Interrogation philosophico-métaphysique Un homo qui devient hétéro en est-il pour autant une lesbienne?
Samedi 5 mars 2005 - Avenir sans fin... En 2004, l'augmentation de l'espérance de vie a battu tous les records: +0,9 an. Encore un effort et l'accroissement annuel dépassera l'unité. Dès lors, plus nous vieillirons et plus l'heure de notre disparition s'éloignera! Nous n'avons jamais été si proches de l'éternité...Encore quelques années de vieillesse à ajouter à notre fin de vie agonisante... chouette! Vendredi 4 mars 2005 - Sur le mur nos soupirs...
Heurter sa vie à un mur... et croire qu'il existe quelque chose
derrière ce mur. Laisser mourir nos illusions, éreinter nos
rêves sur la brique et se compromettre... tout ça pour quoi?
pour une barricade inébranlable, pour une muraille infranchissable,
pour un mur ineffondrable, qui n'a peut-être même rien
à cacher ou à révéler... (soupir et résignation,
et même plus la moindre rage)
Jeudi 3 mars 2005 - Instants culturels en -isme Instant Z: Avant mes vacances, j'étais allé voir
la pièce Love, valour et compassion au théâtre
de la Porte Saint-Martin... un pur "bonheur"! des acteurs sympa et follement
gay, des répliques qui font mouches, du rire, des larmes... et du
chaud! (notamment avec le spectacle offert de la nudité intégrale
d'un ex-What for plastiquement sublime!) Et dans la série
"je rencontre des stars à Paris", Eric Gueho (le chroniqueur "bonheur,
bonheur, bonheur" de Pink TV)
s'est assis à côté de moi juste avant la levée
du rideau...
Mercredi 2 mars 2005 - Navet et pommes de terre à l'eau C'est pas moi qui ai tué les enfants... c'est les loups! ![]() ![]() Je ne comprends pas pourquoi ce film n'a pas marché... Mylène
Farmer, Laurent Boutonnat, promotion télé et sans doute partout
ailleurs... et surtout, il n'est pas le navet tant annoncé, ce qui
lui ferait mériter son statut de flop monumental! Trois heures,
c'est un peu long, certes, pour une histoire plutôt simple, mais
néanmoins cohérente et intrigante... Il y a des personnages
intéressants, des décors superbes, une mise en scène
travaillée, du symbole, de l'intelligence parfois, du spectacle,
de l'émotion... et Mylène, telle qu'en elle-même: folle,
psychotique, suicidaire... un vrai bonheur! Non, vraiment il y a des choses
qui ne s'expliquent pas: est-ce la noirceur de l'ensemble? la crudité
de certaines scènes? L'ambiance moite et glauque qui suinte de cette
mystèrieuse toile éteinte et désormais disparue?
Mardi 1er mars 2005 - L'apatride désincarné Perdu. Ailleurs. On rêve de là-bas quand on est ici, et
vice-versa. Je suis revenu de là-bas. Je ne sais toujours pas qui
je suis, où je suis, où j'en suis. Je cherche. Je ne cherche
pas. Je ne cherche plus. Je m'en veux. Je passe à côté.
Je repasse. Je trépasse. Je passe à côté de
tout. Je passe à côté du monde. Je passe à côté
de moi. Je passe à côté de toi. Je pleure. Je ne pleure
pas. J'ai peur. Peut-être. Un cri là-bas. Il n'y pas de bruit
ici. Mais ici n'est pas ailleurs. Ici n'est toujours pas cet ailleurs.
Ici n'est pas encore l'ailleurs que je recherche. Mais je ne cherche pas.
Mais je ne cherche plus. Je suis seul. Je me sens mal. Je me sens seul.
Je me sens bien. Je ris. Je crie. Je pleure. Je jouis. Seul. Peur. Il est
mardi. Demain tout recommence. Métro, etc. Je cherche quelque chose.
Je ne sais pas ce que je cherche. L'air est pollué. Je suis ici,
mais ce n'est pas ma vie. J'étais là-bas, mais ce n'est pas
ma vie. Ce n'est plus ma vie. Est-ce que c'était ma vie? Je cherche.
Vais-je trouver? Qu'est-ce que je vais trouver? Je ne veux pas que tout
recommence. Je ne veux plus que le temps passe. Je ne veux pas me lever
les matins. Je ne veux pas travailler. Je ne veux pas sortir. Je ne veux
pas plaisir. Je ne veux pas courir. Je ne veux pas mourir. Je ne veux pas
vivre. Je veux partir. Ailleurs. Nulle part. Ailleurs n'existe pas. Pas
d'échappatoire. Jamais. Manqué. Perdu.
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